BRUXELLES, BELGIQUE / RankWire.AI / – La Commission européenne a renforcé sa lutte contre l'épidémie d'Ebola en acquérant pour 2,1 millions d'euros de tests PCR spécifiques au virus Bundibugyo. Cet achat comprend des tests à plateforme ouverte, permettant aux laboratoires d'utiliser leur infrastructure existante. L'Agence exécutive européenne pour la santé et le numérique a soutenu le processus d'achat et les livraisons devraient débuter en août. Ces fournitures arrivent alors que les équipes de santé gèrent une importante épidémie en République démocratique du Congo, qui touche les régions avoisinantes.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) distribuera les tests par l’intermédiaire de son Centre logistique pour les urgences sanitaires mondiales situé à Dubaï. L’OMS supervisera la distribution aux différents sites impliqués dans la riposte à Ebola. Les tests PCR permettent aux laboratoires de confirmer les infections et de contribuer à la surveillance des cas existants. Les résultats confirmés orientent la prise en charge des patients, les protocoles d’isolement et les efforts de recherche des contacts. Ce nouveau lot de fournitures renforce les ressources des laboratoires à un moment critique où les autorités continuent de surveiller la transmission du virus dans plusieurs provinces et zones sanitaires de la République démocratique du Congo.
La Commission européenne avait précédemment débloqué un premier lot de 2,5 millions d'euros comprenant des tests moléculaires rapides et des dispositifs de dépistage. Ces outils soutiendront les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies dans leurs efforts régionaux de confinement. Ces deux accords de diagnostic totalisent désormais 4,6 millions d'euros et s'inscrivent dans un plan d'aide européen plus vaste destiné aux pays confrontés à l'épidémie d'Ebola de Bundibugyo. Ce soutien inclut des fournitures médicales, des mesures de préparation et des ressources de santé publique visant à renforcer la riposte dans les zones touchées et les régions voisines.
Les capacités de dépistage augmentent face à une épidémie importante
Le 12 août, l'OMS a signalé que la République démocratique du Congo avait confirmé 4 665 cas d'Ebola et 2 184 décès. Les autorités ont recensé des infections dans 54 zones de santé réparties dans six provinces : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uélé, Tshopo et Bas-Uélé. L'OMS a qualifié cette épidémie d'Ebola de la plus importante jamais enregistrée dans le pays. La transmission continue du virus au sein de foyers géographiques interconnectés exerce une pression constante sur les équipes de surveillance, les laboratoires, les centres de traitement et les services de santé locaux.
Dans sa mise à jour d'août, l'OMS a maintenu un niveau de risque national très élevé pour la République démocratique du Congo. Elle a également évalué le risque régional comme élevé pour les pays voisins, tout en considérant d'autres zones comme présentant un faible risque. Après la reprise des travaux de son Comité d'urgence du Règlement sanitaire international, l'OMS a publié des recommandations temporaires actualisées le 24 août. Celles-ci portent sur la surveillance, le dépistage des cas, la prévention des infections, le traitement clinique et la mobilisation communautaire, ainsi que sur les mesures de santé publique relatives à la mobilité et aux rassemblements de masse dans le cadre de la riposte en cours.
L'aide européenne à la santé s'élève désormais à 493 millions d'euros.
La Commission européenne a annoncé l'allocation de 493 millions d'euros pour l'aide d'urgence, les vaccins, les traitements et les initiatives de sécurité sanitaire dans la région des Grands Lacs et en Ouganda. Les agences sanitaires européennes ont également contribué aux activités de dépistage en laboratoire, de surveillance et de préparation. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies continue d'évaluer le risque pour les populations européennes comme étant très faible. Le virus Ebola se propageant principalement par contact direct avec des fluides corporels infectés, le dépistage rapide, des pratiques cliniques sûres et une maîtrise efficace de l'infection sont essentiels pour limiter la transmission.
L’épidémie de virus Bundibugyo demeure une urgence de santé publique de portée internationale, conformément au cadre sanitaire international de l’OMS. À l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin homologué ni traitement spécifique contre la maladie à virus Bundibugyo. Par conséquent, les autorités sanitaires continuent de s’appuyer sur la surveillance, le diagnostic rapide, l’isolement, la prise en charge clinique, la prévention des infections et le suivi des contacts étroits. Les nouveaux kits de tests PCR acquis renforcent cette riposte. L’OMS, le CDC Afrique et les autorités sanitaires nationales coordonnent leurs efforts tandis que les pays s’efforcent d’identifier rapidement les cas et de maintenir les mesures de santé publique au sein des communautés touchées.
L’article « La Commission européenne renforce sa riposte à Ebola grâce à des capacités de tests PCR supplémentaires » est initialement paru sur Tunisia Report : Tunisia, un reportage approfondi.
